Elle Business Awards
présente
La gagnante et le prix du jury
Marine André Bee Nature
À l’origine de son projet, un travail de fin d’études brillamment réalisé. D’emblée, Marine séduit le jury. Derrière la blondeur et l’apparente candeur de ses 22 ans, elle se révèle aussi passionnée et créative que décidée et informée. La présentation est sans faille. Sa ligne de cosmétiques Bee Nature à base de miel et d’huiles essentielles, elle la veut à son image. Packaging, formules, réseaux de distribution, applications, coûts de production, elle a tout étudié, tout testé, tout élaboré. Ses produits sont déjà vendus dans les pharmacies Servais, dans le Brabant wallon (la société, il faut le dire, appartient à sa famille), mais il ne s’agit pour le moment « que » de préparations magistrales, pas encore d’une ligne de cosmétiques à part entière. Il lui reste beaucoup d’étapes à franchir en termes de législation, de développement, de charte graphique... et le pays entier à conquérir !
Au moment où elle se présente face au jury, Marine a toutes les cartes en mains, mais elle n’a pas encore commencé à jouer. Elle a besoin du soutien de professionnels comme ceux d’Idealy. Sa détermination fait mouche. Aux questions pratiques et techniques, elle répond avec franchise et assurance, pleine de bon sens. Elle respecte même le timing imposé à la seconde près. Son intervention est ponctuée d’applaudissements du jury. Nous tenons notre première gagnante... Lors de la proclamation des résultats, sa surprise n’est pas feinte: elle est ravie, tout en courtoisie et mesure. Les autres candidates se réjouissent toutes : il y a quelque chose chez Marine qui force la sympathie et le respect. « Je n’ai pas compris tout de suite que mon nom venait d’être
annoncé. C’est lorsque tout le monde s’est tourné vers moi que j’ai enfin réalisé. Durant la journée, je n’avais aucune certitude, plusieurs projets se démarquaient. Beaucoup de candidates sont sorties déstabilisées de leur entretien, ça m’a mis la pression. Je ne m’attendais pas à devoir m’exprimer devant autant de gens et répondre à des questions si précises. C’était très impressionnant. Lorsque j’ai su que j’étais la gagnante, j’ai appelé mes proches durant une heure. Le lendemain, j’ai quitté mon job de commerciale chez Coca-Cola. Quand on veut quelque chose, il faut être capable de faire des choix radicaux, de se laisser aller à un peu de spontanéité. Je veux être totalement disponible pour développer mon projet à l’échelle nationale. Nous avons déjà commencé à travailler avec Idealy, les choses avancent vite et mon enthousiasme est sans limite. »
Lisa Roolant Gypsy Generation
Le terrain de Lisa, c’est le monde: elle se sent à la maison aussi
bien à Bruxelles qu’à Bangkok, Londres, New York ou Tel Aviv.
L’enthousiasme qu’elle met dans son projet, une plate-forme online
internationale pour créatifs, et sa façon de le défendre renvoie
le jury dans les cordes: à l’entendre, on se sent comme de petites
provinciales pour qui le web a encore d’innombrables secrets.
Lisa se considère comme éditeur et directrice créative d’une société globale de médias qui se concentre sur de jeunes talents. Elle est née et a grandi en Thaïlande. à l’école internationale de Bangkok, elle rencontre beaucoup d’autres expatriés. « Un milieu où les gens vont et viennent constamment, où les expats déménagent après trois ans pour habiter ailleurs dans le monde. » A ̀18 ans, elle arrive en Belgique pour étudier les sciences de la communication à l’Université de Gand. à la recherche de nouvelles expériences, elle part ensuite pour Anvers où elle achève son master. Elle reste en contact quotidien avec ses amis internationaux grâce à Facebook et d’autres réseaux sociaux et retourne régulièrement en Thaïlande. De ce carnet d’adresses dans le milieu créatif bien fourni, elle entend aujourd’hui faire « quelque chose de plus grand ». « J’ai été touchée et inspirée par un ami musicien, rappeur et producteur. En Thaïlande, il faisait ses propres CD et organisait des concours de rap online. Lorsque plus tard j’ai fait un stage dans un quotidien et que j’ai écrit un papier sur lui, j’ai compris que j’avais envie de prendre davantage part à ce type d’histoires, de démarrer une sorte de compagnie de production pour jeunes artistes qui n’ont pas encore percé. »
— Juliette Debruxelles
Une journée pour défendre son projet
Mi-novembre, rendez-vous est donné au sein de la rédaction du ELLE Belgique aux 10 finalistes sélectionnées parmi les 115 projets déposés un mois plus tôt. À 10h, la tension est palpable dans les bureaux de la rédaction. Le jury, composé de membres de ELLE et d’Idealy, reçoit à sa table trois marraines de choix : Anne Chapelle, investisseur dans la mode, Carine Moitier, spécialiste de l’e-commerce, et Virginie Taittinger, à la tête du champagne Virginie T. Trois femmes de tête que la passion et l’ambition ont menées là où elles le souhaitaient. Et ce regard exigeant et bienveillant que se portent les femmes entre elles...
La première finaliste est appelée à « pitcher » son idée face au jury, aussi sérieux que curieux. Sept minutes de présentation, pas une seconde de plus. Suivent sept minutes de questions-réponses. La journée est chronométrée, le rythme effréné. Dans le bureau de Béa Ercolini, qui tient lieude « salle d’attente », les premières infos fusent. Il se dit que le jury impressionne, que les interrogations sont parfois incisives. Certaines candidates revoient leur copie, répètent leur argumentation. Les réseaux se tissent, l’une propose à l’autre de s’associer en vue d’un projet commun. Dans la salle de réunion, Anne Chapelle, qui préside aux destinées d’Ann Demeulemeester et Jean-Paul Lespagnard, insiste auprès de l’une sur la nécessité de bien connaître son marché,
d’anticiper les coûts et les marges bénéficiaires. Virginie Taittinger aiguille une autre vers un atelier réputé. Carine Moitier, présidente de la fédération belge d’e-commerce, partage sa connaissance du métier. Chacun dispose d’une grille de critères permettant d’évaluer le projet : est-il réalisable, duplicable, novateur ? La candidate a-t-elle l’étoffe d’un entrepreneur ? Sait-elle communiquer sa passion ? Remise des copies, il est 15h30. Les calculs sont rapidement faits : le jury a élu les deux gagnantes à l’unanimité. Tout le monde se rassemble autour d’une coupe de champagne Virginie T. Les résultats sont proclamés dans l’enthousiasme général. Personne n’a perdu...