Elle Business Awards
présente
Les 10 finalistes
Lancez votre entreprise
Vous avez été 114 à répondre à notre appel à projet. 114 idées, pour la plupart brillantes, novatrices, réfléchies et exploitables. Et derrière ces idées, des femmes curieuses, engagées, moti- vées. Le jury, composé de membres de la rédaction du ELLE et d’IDEALY, a sélectionné dix finalistes. Dans quelques semaines, en présence de nos marraines Anne Chapelle, Carine Moitier et Virginie Taittinger, nous offrirons à la gagnante la possibilité de lancer son entreprise. Vous nous l’avez demandé et nous sommes ravis de vous l’an- noncer: nous recommencerons l’an prochain! Alors foncez dès aujourd’hui, développez votre idée, nous serons à vos côtés pour la concrétiser. Pour vous encourager, lisez donc le portrait de celles qui portent haut les couleurs de l’entrepreneuriat au féminin.
Un sac revolver pour dégainer son iPod
Giuliana Gironi a 47 ans, elle est artiste peintre. Elle a
toujours conçu ses vêtements et décide aujourd’hui
de donner un tournant à sa carrière en proposant un
accessoire qui colle pile à l’air du temps.
Son idée : Le Bang Bag. Une manière pratique et
fun de porter son iPod. « Un micro-sac dont la forme
et le port sont directement inspirés des étuis à revolver. Cette position
du sac permet d’enfiler veste, manteau ou pull sans empêcher
l’utilisation de l’iPod. Il peut être réalisé dans toutes les matières et
est parfaitement adaptable selon les besoins et personnalités. »
Des voyages sur mesure
Èmilie Laloux a 27 ans, est licenciée en histoire et a
obtenu un master en anthropologie. Elle travaille
dans une agence de voyages.
Son idée : modygo.com. « Organiser son voyage
sur Internet n’est pas facile. Il y a beaucoup de sites
à consulter et d’informations à intégrer. Le conseil, la
facilité d’organisation, le partage de bonnes adresses sont absentes
du marché des voyagistes en ligne. Modygo.com conçoit un voyage
comme un ensemble de "modules" (hôtels, restaurants, activités…)
qui se combinent. L’utilisateur est invité à laisser libre cours à sa
créativité pour un voyage sur mesure, avec une réservation globale
en un clic. »
Du design recyclé
Stéphanie Gosuin a 30 ans, elle est architecte et
son truc, c’est la récup’. Elle s’accorde une pausecarrière
d’une année pour développer son projet et
compte sortir de son atelier-cave pour investir un
espace plus adapté.
Son idée : Rubbish is beautiful. Promouvoir une
autre approche du design : la production et la consommation
basée sur la récupération des déchets. Créer une galerie vivante
rassemblant artistes et designers autour d’objets à la fois uniques,
durables et trendy, tous nés de l’art de la récupération, ou
« upcycling ».
Un atelier pour apprendre à créer sa mode
Sophie Sallets, 26 ans, est diplômée de la section
stylisme-modélisme de la Haute École Francisco Ferrer et vient de
terminer un master en anthropologie. Son idée : La Boîte à couture.
Un atelier ouvert à qui veut apprendre, transformer, recycler. « La
plupart des vêtements issus du circuit industriel ne prennent pas
en compte toutes les morphologies et sont impliqués dans des pro-
cessus peu respectueux des travailleurs et de l’environnement. Je
propose un service de création, d’animations thématiques et de cours
de couture. J’encourage la réalisation et la transformation de
vêtements. Les matériaux utilisés seront produits de manière éthique
et écologique ou, pour les plus audacieuses, issus de la
récupération. »
Des crèmes qui ne filent pas le bourdon
Marine André a 22 ans et est déjà ingénieur de gestion.
Son projet, elle l’a développé dans le cadre de
son travail et stage de fin d’études avec une analyse
en profondeur du marché belge de la cosmétique.
Son idée : Bee Nature. « Une gamme de produits
cosmétiques naturels à base de miel et d’huiles essentielles
(sans parabènes, sans phénoxyéthanol et sans huiles minérales)
vendus en pharmacie. élaborée en collaboration avec un pharmacien-
cosmétologue spécialisé en aromathérapie, la gamme se compose
de sept produits déjà distribués dans les pharmacies du groupe
Servais. Le miel provient d’un apiculteur local, une belle manière de
maintenir la présence des abeilles dans nos régions. »
Des savons bio-chic
Belén Mossiat a 49 ans. Elle a travaillé dans le
monde de la musique pendant des années avant de
reprendre des études en histoire de l’art. Son projet
a germé lors d’un voyage au Burkina Faso.
Son idée : Passe-moi le savon ! La commercialisation
de savons naturels et écologiques au neem,
introuvables en Belgique. « Trop de produits de toilette actuellement
sur le marché contiennent des composants chimiques
mauvais pour la santé et l’environnement. L’huile de neem est
quasiment inconnue chez nous, alors qu’on l’utilise en médecine
ayurvédique depuis des millénaires. » Et si c’était la nouvelle huile
d’argan ?
Des vêtements pour laisser libre cours à son imagination
Mati Mommaerts, 54 ans, a enseigné coeur et âme dans
une école primaire avant de s’occuper de l’organisation
de maisons de jeunes, pour être finalement responsable
du musée « Bob et Bobette » à Anvers. Les travaux
d’aiguille restent toutefois le fil rouge dans sa vie.
Son idée : Stickystories, des vêtements pour enfants
avec une histoire. Une collection à prix abordable pour les 3 à 7 ans
qui stimule la réflexion créative et le jeu d’expérience. « Ce ne sont
ni des vêtements de jeu, signale Mati, ni des déguisements. Ce sont
des vêtements dans lesquels les fragments d’un récit ont été traités
avec des accessoires adéquats, mais qui incitent les enfants à vivre
leurs propres histoires. »
Une plate-forme de micro-financement arty
Laurence Dierick, 34 ans, a étudié les sciences politiques
avant de partir bosser à Paris, notamment
pour le Centre Pompidou. Elle revient en Belgique
dans le secteur bancaire. Après une grosse remise
en question due à la crise, elle reprend des études
de marketing et de publicité à Solvay. Elle plonge
ensuite dans un univers plus artistique, côtoie Isabelle Lenfant
et la bande de Martin Margiela. C’est là qu’elle découvre les
contraintes financières que rencontrent les créatifs.
Son idée : The Creative Funding. La première plate-forme belge
de microfinancement via « crowdfunding » (la mise en commun
de fonds par de nombreuses personnes, particuliers ou pros) en
mode, design et arts visuels. L’objectif : résoudre les difficultés
d’accès au financement de la « jeune scène créative belge ». Du
mécénat impliqué, où de vraies rencontres et une réelle participation
à la promotion de l’artiste sont demandés.
Un kit cosmétique qui voyage
Anne-Marie Stroobants a 30 ans,
Ophélie Van Hagendoren 25. Elles
sont respectivement architecte et
publiciste, mais aussi amies et voisines.
Elles s’octroient régulièrement
des citytrips entre filles : c’est comme
ça que leur projet est né…
Leur idée : T-KIT, une trousse de voyage contenant des produits de
toilette de qualité, conditionnés aux formats légaux pour prendre
l’avion. Exit les problèmes de bagage à main ! « Ces kits seront
disponibles dans les aéroports 24 h/24 et 7 jours/7 via des distributeurs
automatiques personnalisés et facilement identifiables. »
Leur cible : les 5 millions de passagers par an à l’aéroport de
Charleroi, les 16 millions de voyageurs de Zaventem, les 83 millions
de personnes en partance de Paris… No limit !
Une plate-forme multimédia créative
Lisa Roolant, à peine âgée de 23 ans, diplômée en communication,
décroche un stage au magazine Nylon
à New York. Conclusion de son master (« La presse
féminine dans un contexte de mondialisation ») : si
ELLE reste le titre le plus populaire, il y a de la place
pour parler mode et culture d’une façon intelligente.
Son idée : Gypsy Generation, une plate-forme online qui offre du
contenu culturel en trois pistes : Gypsy Mag, un magazine trimestriel
traitant des nouveaux talents de mode, de musique et d’art.
Gypsy Generation, un blog quotidien avec des news brûlantes
du secteur. Gypsy Community, où les créatifs qui produisent le
contenu du média peuvent entrer en contact.
— Juliette Debruxelles et Nica Broucke